L’obsolescence programmée : La bête noire des produits

La règle stipule que chaque chose a une fin.
Mais imaginez si toutes les fins étaient imposées et programmées?
Dans le monde industriel, on parle d’obsolescence programmée ,qui demeure la bête noire des produits.

obsolescence-programmés

Depuis des décennies, les industries souffrent de l’obsolescence de leurs équipements jusqu’au jour où elles ont décidé de lutter contre ce fléau en le forçant. Une solution aussi inique que funeste, allant jusqu’à son interdiction par les autorités.

L’obsolescence programmée est définie par la loi française comme une stratégie industrielle qui vise à programmer la durée de vie d’un produit afin d’augmenter sa fréquence de remplacement.
Selon la Loi sur la transition énergétique adoptée en 2015, l’obsolescence programmée est devenue une infraction aussi répréhensible que dispendieuse allant jusqu’à 2 ans de prison et de 300.000 euros d’amende.

Aussi juste que logique puisque l’adoption de cette dernière ne fait qu’accroître la surconsommation et la surproduction et donc automatiquement les déchets, l’intensification de la pollution ainsi que l’augmentation du gaspillage des matières premières et d’énergie.

L’obsolescence programmée s’est répandue sous une ombre illusoire et sournoise de la croissance faisant croire que son adoption remédie à la problématique de l’obsolescence des composants alors qu’elle ne faisait que détruire tout un écosystème.

Dans cet article, nous allons traiter le sujet selon différents angles en exhibant :

  • Les différents types de l’obsolescence programmée
  • L’impact social et environnemental de cette solution dévastatrice
  • La solution alternative proposée par Spare-Place

Les types d’obsolescence programmée

Avant d’arborer les différents types d’obsolescence programmée, nous tenons à préciser que cette dernière se base sur deux principes élémentaires : 

  • Le fabricant doit être en situation de monopole ou d’oligopole.
  • La durée de vie programmée de l’appareil doit rester secrète pour le consommateur

On discerne différents types d’obsolescence programmée :

L’obsolescence technique :

L’obsolescence technique peut être définie comme l’arrêt de fonctionnement d’un équipement pour trois raisons fondamentales : 

  • Soit un de ses composants a une durée de vie restreinte ou devint irréparable, 
  • Soit la pièce de rechange n’est plus disponible.
  • Soit on néglige la différence entre date limite de consommation (DLC) ou une date limite d’utilisation optimale (DLUO) induisant ainsi à des arrêts prématurés.

L’obsolescence esthétique :

Dans un monde qui évolue avec une fréquence accrue, et où la vanité et les effets de modes ne sont plus des tendances passagères mais plutôt un style de vie enraciné dans le quotidien des consommateurs, l’obsolescence esthétique est née et semble être profitable aux entreprises.

Avec la profusion de l’offre, les produits perdent facilement leur valeur sous prétexte qu’ils ne sont plus alignés aux nouvelles tendances du marché. Les entreprises aujourd’hui usent des différentes techniques, notamment Marketing et de vente, mais d’une manière assez sournoise, créant constamment des nouveaux effets de modes pour dissoudre les anciens à des fins commerciales. On appelle cela « l’effet de démodage ».

L’obsolescence par incompatibilité 

En d’autres termes, l’obsolescence par incompatibilité est lorsqu’on essaye de forces l’incompatibilité d’un produit ( bien , logiciel ou application ) par rapport aux versions ultérieures. Les changements de formats ou de standards sont souvent nécessaires pour prendre en compte les innovations d’un produit. 


Les nombreuses conséquences environnementales et sociétales


L’obsolescence programmée contribue amplement à une culture du gaspillage en perpétuant une mentalité « acheter neuf et acheter souvent ». Par conséquence, on se retrouve avec une augmentation dans les taux de déchets des équipements électroniques et électriques.

De ce fait, l’exercice de cette pratique ne passe pas sans conséquences, nuisant ainsi à l’environnement et impactant négativement le modèle économique et social.


Détérioration de l’environnement
 

Selon le rapport sur les objectifs de développement durable 2020, durant la dernière décennie, tous les ans, chaque habitant a produit de 5,3 à 7,3 kilogrammes de DEEE.

A noter qu’un pourcentage significatif de ces déchets, constitué des équipements et composants, n’aurait pas dû être jeté en premier lieu, et auraient pu être recyclés ou reconditionnés, testés et réutilisés.

Ces déchets sont plus souvent détruits par incinérations à ciel ouvert ou bains acides qui polluent l’environnement et entraînent la perte de ressources naturelles, surtout dans les pays qui n’ont pas les infrastructures adaptées pour mener ce genre de pratique .

Plus de ressources naturelles !


La rapidité des flux de croissance et l’évolution des tendances exigent une utilisation abusive et déséquilibrée des ressources, entraînant ainsi un épuisement des ressources de notre planète.

La demande colossale en équipement ne cesse de s’accroître provoquant une production qui requiert une kyrielle d’énergie et des matières qui se font de plus en plus rares.
Cela mène à une
exploitation immodérée des matières premières alors que les ressources de notre planète sont limitées. Ceci contribue aux effets néfastes du changement climatique, à la démolition des terres fertiles et à la diminution de la biodiversité.


Un impact sur la gestion budgétaire des consommateurs


L’obsolescence programmée n’épargne pas la société de ses effets dévastateurs. Cette dernière imprègne négativement les comportements de consommation, contribuant directement aux achats de crédit et aux différentes formes d’endettement.

Conséquemment, cette pratique mène au déséquilibre budgétaire des individus. Surtout que l’obsolescence d’un produit fonctionnel est plus susceptible d’affecter les consommateurs à faible revenu que ceux à revenu plus élevé, réduisant en effet, potentiellement leur qualité de vie et élargissant le fossé entre les modes de vie des différentes classes sociales.

La solution alternative proposée par Spare-Place


Dans une ère de recyclage et préconisation de ressources naturelles, EcoSpare s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire et contribue au développement durable en utilisant les «  Déchets industriels » comme matières premières et ressources. 

C’est ce mécanisme que nous essayons de concrétiser à travers la mise en place d’une MarketPlace ( la première en Europe ) spécialisée dans la vente et l’achat des pièces industrielles neuves, obsolètes ou d’occasion.

L’objectif principal est de limiter le gaspillage des composants immobilisés, peu importe leur phase de vie : en cours, en fin de commercialisation, ou en obsolescence.

L’allongement de la durée d’usage fait partie de cette notion d’économie circulaire et constitue une alternative écologique à l’obsolescence programmée. De ce fait, Spare-place s’inscrit à cette démarche en donnant une seconde vie aux pièces industrielles avec une mission de garantir la disponibilité, la fiabilité et l’accessibilité de ses produits. Elle permet aux industriels de réaliser un gain pécunier tout en renforçant leurs engagements écologiques.

Une meilleure consommation des ressources et une meilleure gestion de nos déchets conduiraient à générer plus de croissance tout en réduisant l’impact sur notre environnement.

Chaque entreprise se doit de fédérer et de s’impliquer dans cette démarche d’économie circulaire pour les prochaines générations et le futur de notre planète. 

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